mercredi 29 septembre 2021

"T-asson"

Cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit d'article, ni fait de jeux de mots de bas étage ou presque. Je vous présente une "T-asson", unique en son genre. Il s'agit d'une tasse que j'ai créée spécialement pour la professeur de basson de mon fils... Vous comprenez maintenant le "T-asson" ? :-)

Avant de parler de la tasse, avez-vous une idée de ce qu'est un basson ? A vrai dire, lorsque mon ainé a choisi cet instrument, je ne savais pas bien à quoi m'attendre. Il s'agit d'un instrument à vent pouvant aller aussi bien dans des aigus que dans des graves intenses. Le mieux est de voir (et d'écouter!) la présentation de l'orchestre de Paris : 



Cet instrument est assez grand et est composé de plusieurs parties qui se montent et se démontent. La partie supérieure du basson s'appelle le bonnet. L'extérieur de cette partie peut-être légèrement différente d'un basson à un autre, et j'avais demandé à la prof si je pouvais avoir une photo du sien :



A partir de cette photo, j'ai essayé de tourner une forme en tachant d'être au plus proche du profil de ce bonnet. Je pensais que cela serait assez facile à tourner, mais en réalité, cela fut beaucoup plus dur qu'imaginé. En effet, les premières formes tournées ressemblaient plutôt à des pots de fleurs qu'au profil du basson de bonnet que j'essayais. Ce n'était pas moche à proprement parlé mais ce n'était pas le but recherché. Je les ai entouré en bleu dans l'image ci-dessous.



Mais j'ai persévéré, et j'ai enfin réussi à faire un profil s'y approchant avec même le petit liseré.



Une fois la forme faite, il a fallu choisir l'émail ! C'est toujours un peu compliqué... Je savais que je ne trouverai pas d'émail avec un effet métallique argenté s'approchant du bonnet du basson de la prof. Alors, finalement, j'ai joué sur 2 émaux : un émail plus sombre et d'une couleur rappelant le bois de palissandre dont est composé le basson et une autre différente pour rappeler la couleur argentée.

Finalement, voici ce que cela a donné :






J'espère qu'il coule de jours heureux auprès de sa propriétaire et qu'il a la chance d'écouter de jolies mélodies...

mercredi 7 juillet 2021

Ecorces

Pour une fois, je garderai un peu pour moi les étapes de fabrication des pièces que je vais vous montrer et que j'appelle "Ecorces". 

La première de ces 2 créations est née lors d'un weekend du premier confinement, où je manipulais la terre sans avoir de vrai but en tête, mais en me délassant, en triturant, en observant la matière et puis, je ne sais comment, un aspect particulier m'a attiré et l'idée de se rapprocher du visuel de l'écorce d'un arbre m'ait tombé dessus. Il faut dire que depuis presque deux ans je côtoie un chêne centenaire pour lequel j'ai eu un coup de cœur, et parfois, je l'avoue, je touche son écorce et ai presqu'envie de lui parler come on parlerai à un vieux sage ;-)

Ma première création était tout petite, conçue plutôt comme un prototype: je ne savais pas trop si ce que j'avais fait passerait correctement les épreuves du feu.

Mais au final, cela a bien marché.

Le premier prototype avant la première cuisson : 


Et une fois cuit, voici le résultat :



Et voici son grand frère après la première cuisson. Pour celui-ci, outre des dimensions plus grandes, j'ai aussi réalisé une meilleure finition pour le bord.



Et avant de vous parler de la partie émaillage et des dernières photos, un petit clin d'œil avec la photo d'écorce d'un arbre :-)


Reste la partie que je trouve toujours délicate : celle de l'émaillage. Je voulais que la matière de la terre ne soit pas effacée par la couche de l'émail. J'ai utilisé un émail, mais aussi un oxyde... Et puis, comme souvent, une petite prière au dieu des feux :-D



J'ai d'abord émaillé le petit prototype... Le résultat n'était pas mal...
Puis j'ai tenté de faire un peu différemment pour la deuxième création. Le résultat était tout aussi différent.

Vous devinerez entre ces mots, qu'en perfectionniste que je suis, je trouve ces émaillages bien, mais je n'ai pas encore réussi à trouver un aspect qui puisse me satisfaire pleinement...
Alors, je compte bien refaire d'autres réalisations de ce type !

En attendant, voici ces créations finies, que j'imagine bien en joli cache-pot pour des plantes !
J'espère que ça vous plait autant que moi !













mercredi 16 juin 2021

Tomate cœur de bœuf

En octobre dernier, l'école d'art fermait ses portes... Heureusement, j'ai un peu de grès à la maison... Evidemment, faire des créations dans son salon sans avoir d'espace dédié n'a rien à voir avec le fait d'avoir un créneau horaire et un lieu dédiée à la pratique de la céramique qui m'apporte ma grosse bulle d'oxygène et d'évasion hebdomadaire...

Mais bon an, mal an, j'ai pu créer quelques pièces et j'ai pu aussi passé des bons moment avec mes enfants : la terre, ça se partage :-) !

Aujourd'hui, je vous parle donc de la création d'une tomate cœur de bœuf. Ce sont des tomates que j'apprécie particulièrement et l'année dernière j'ai pu en faire pousser dans mon jardin... Qu'est-ce que c'est bon ! Mais j'aime aussi leur aspect bien charnu, bien dodu...

Me voilà donc partie pour réaliser une tomate cœur de bœuf en grès. Je l'ai réalisé en la sculptant dans une masse de terre pleine, en m'appliquant pour bien faire ressortir les parties charnues, et en dessinant les creux si caractéristiques de cette tomate. J'ai aussi pensé à faire un joli pédoncule.

Une fois la forme de la tomate effectuée, il reste la tâche essentielle pour éviter des explosions à la cuisson : le vidage de la tomate ! Le principe est assez simple, je coupe en deux et j'évide. J'ai l'impression de faire des tomates farcies... sauf que je vais laisser le vide :-).

J'avais pensé à faire une petite vidéo pour vous montrer un peu cette étape :


Une fois l'évidage effectué, ma tomate coupée en deux ressemblait à ceci :


Il n'y avait "plus qu'à" ressouder les deux parties avec de la barbotine puis, surtout ne pas oublier de faire un petit trou pour que l'air puisse s'échapper à la cuisson et éviter l'explosion.

Je suis contente, car j'ai réussi à lisser un petit trou parmi les feuilles du pédoncule : il est ainsi très discret, presque invisible. Avant cuisson, j'avais donc une tomate comme ceci :


En une après-midi environ, ma tomate était prête pour cuire au four. Bien sûr il a fallu attendre qu'elle sèche un peu d'abord. A la sortie de la première cuisson, il fallait passer à l'étape émaillage. La voici après la première cuisson :



J'étais alors très contente que l'atelier ouvre à nouveau pour me pencher sur cette question épineuse. Un émail peut radicalement changer l'aspect d'une pièce... j'ai parfois donc un peu d'appréhension pour choisir correctement les émaux.
Je savais que je ne voulais pas une tomate uniformément rouge. Je voulais un émail avec des nuances pour mettre en valeur ses formes et ses courbes. Du coup, je me suis décidée à utiliser plusieurs émaux et même un peu d'oxyde. J'ai mis un peu d'oxyde de manganèse sur le pédoncule car je souhaitais qu'il ressorte plus foncé. J'ai ensuite ajouter un émail "chun fer" sur le pédoncule pour avoir une teinte verte foncé. Ensuite, je suis passée au corps de la tomate. Là, j'ai mis au pinceau un émail jaune vif dans le creux des côtes, en estompant avec le doigt ce qui dépassait un peu afin que le jaune se concentre surtout dans les côtes. Après, j'ai mis du vert pistache sur le dessus de la tomate. De la même façon que le jaune, j'ai estompé un peu en bas pour espérer un dégradé. Enfin, j'ai retourné la tomate et j'ai mis au pistolet un émail rouge, en faisant en sorte de ne pas en mettre sur le dessus.

Après, j'ai prié le dieu des fours et des émaux :-D.

Le rouge n'est pas ressorti comme je l'imaginais, c'est à dire brillant. Globalement, la tomate est ressortie avec un aspect plutôt satiné que brillant, mais l'ensemble me plait beaucoup. Les couleurs se marient bien, bref... voici les jolies photos que j'ai finies par prendre !







mercredi 19 mai 2021

Nounours

Je vous présente la deuxième boite issue de mes réflexions pour réaliser des créations mêlant tournage et modelage.

Je suis partie de la même forme de base que pour ma boite religieuse : j'ai donc tournée le corps et la tête d'un seul tenant avant de faire une séparation permettant ainsi de créer une boîte. Mais au lieu d'ajouter de la meringue, j'ai ajouté... 2 oreilles, 4 pattes et un petit museau : voici ma boite nounours !

J'ai adoré faire cette réalisation, et je peux vous dire qu'elle a eu beaucoup de succès quand je l'ai ramenée à la maison !

Voici l'ours une fois la première cuisson effectuée en grès de Saint Amand:



Pour l'émail, j'ai choisi le brun-rouge... J'avoue avoir émaillé plusieurs pièces avec cet émail que j'aime beaucoup car il apporte des nuances de teintes très intéressantes...
J'ai juste ajouté une pointe d'oxyde de manganèse pour les yeux, le nez et la bouche pour qu'ils soient bien mis en valeur

Et voilà le résultat en images !



Un petit guilli sur la pa-patte 😊



A une prochaine !


mercredi 31 mars 2021

Un peu de douceur ?

Il y a 2 ans maintenant, c'est à dire une petite éternité, je cherchais à trouver des idées de créations qui pourraient mêler des techniques de tournage et de modelage tout en gardant un aspect un peu utilitaire à la pièce que je créerai. Tout un programme...
Après quelques réflexions, j'ai eu plusieurs idées de boites.

Je me suis donc lancée dans la réalisation de plusieurs boites (à vrai dire 2 que je trouve pas mal et une troisième moins convaincante et non finie à ce jour) de petite taille, du style prototype pour voir ce que cela pouvait donner.
Je vous présente donc mon premier essai de boîte-religieuse !

J'ai vraiment bien aimé cette réalisation, même si au final cela devient une boite minuscule du fait de la réduction du grès à la cuisson (je rappelle, ça réduit de 10%, c'est juste énorme). De ce fait, cette boîte pourrait être utile pour les dents de lait d'enfant... et l'idée qu'elle soit en forme de religieuse m'amuse beaucoup.
Ou bien, il faudrait que j'en refasse une un peu plus grande qui pourrait servir de sucrier, ça serait amusant aussi!

Bref, pour cette réalisation, j'ai d'abord tourné la boîte entièrement. Ensuite, on laisse sécher un peu (le temps que la pièce durcisse suffisamment, mais pas trop...) puis j'ai découpé le couvercle et ajouté une petite bande de terre pour que le couvercle puisse bien se positionner sur le corps de la boîte pour éviter qu'il ne tombe.
Je n'ai pas fait beaucoup de photos des premières étapes mais j'espère que vous suivez un peu.
Une fois l'essentiel de la boîte faite, il fallait la transformer pour qu'elle devienne religieuse!
J'ai utilisé une technique assez simple : j'ai utilisé de la barbotine dans une poche à douille. La barbotine, c'est un mélange de terre et d'eau; ça ressemble un peu à de la boue. Il a juste fallu que je trouve le bon dosage pour que ce mélange ait la bonne consistance afin de pouvoir pocher des petites meringues sur la boîte.
Au final, à cru cela a donné cela :


Si c'était à refaire, j'essaierai de faire une meringue un peu plus jolie sur le couvercle...

Viens ensuite l'étape émaillage !
C'est toujours assez compliqué pour moi cette étape. Trouver la couleur qui irait bien n'est pas chose si aisée et je sais à quel point cela peut transformer la pièce. Finalement, j'ai opté pour 2 émaux : un brun rouge que j'aime beaucoup et une base chun foncé, pour tenter de rappeler le côté chocolat.

Au final, le résultat me plait plutôt bien!
Qu'en dites-vous ?





mercredi 24 mars 2021

De l'ennui en réunion à la création

Parfois, il y a des réunions qui durent plus que nécessaire, ou bien des réunions où je suis un peu agacée. Dans ces deux cas, un petit gribouillis permet soit de patienter en restant a peu près attentive, soit de défouler l'éventuel énervement que je sens poindre.

Et parfois, paf! J'y vois un joli motif qui me parle comme... un poisson.
Cela tombe bien, car j'avais déjà tenté un dessin de poisson auparavant, mais je n'avais pas du tout aimé le résultat, que je vous montre quand même (il s'est cassé depuis) :

 

Cela aussi tombe bien pour une deuxième raison : depuis longtemps, je voulais tester l'engobage avec des bulles. Késako? Il s'agit de prendre un peu d'engobe dans un récipient et le mélanger avec un peu de liquide vaisselle. Ensuite, il faut bien touiller cette mixture pour la faire mousser. Enfin, vient l'étape assez jouissive et rigolote : prendre une paille et souffler dans le mélanger afin de faire de la mousse à faire retomber délicatement sur la réalisation en cours.

Mais revenons aux étapes de départ : 
1. Tournez un plat plat. En effet, le but est de pouvoir bien dessiner mon motif de poisson et facilement appliquer les bulles
2. Appliquer de l'engobe sur toute la surface en choisissant un bel engobe bleu de Sèvres avec un beau rendu bleu foncé. Comme j'ai choisi un grès blanc, cela me permettra de contraster avec le motif de poisson que je compte dessiner à l'étape 3
3. Appliquer mon gribouillis soigneusement découpé et dessiner le contour. Puis graver soigneusement le contour de ce poisson et tous les détails internes du poisson. C'est rigolo, car à cette étape, le poisson apparaît foncé sur un fond clair, alors que ce sera l'inverse après cuisson.
Voici ce que cela donne à cru:

4. L'effet bulle ! A vrai dire, je pensais que cette étape serait facile, mais elle l'est un peu moins qu'il n'y parait. En effet, il faut arriver à doser pour mettre des bulles partout tout en faisant attention à ce qu'il n'y ait pas trop du mélange qui coule pour éviter des "paquets". Au final, je trouve que je ne m'en suis pas trop mal sortie pour une première fois... même si j'aurai aimé un effet un peu plus délicat, ce qui n'est pas le cas au centre du plat. Peut-être aurais-je essayer de le faire un plusieurs fois?

Bref, voici ce que cela donne à la fin de cette étape :




Les étapes suivantes, vous les connaissez, rien de bien original : première cuisson, couverte (émail transparent) et deuxième cuisson.
Et surtout... attente pour voir le résultat final !

Le résultat final, me plait plutôt bien. D'ailleurs, en regardant à nouveau, je me dis qu'il faudrait que je retente la même technique mais sur une forme cylindrique.

Et voici les photos !


La bonne nouvelle

Une très courte note pour informer que finalement le troisième trimestre de l'école d'art pour les adultes sera gratuit !

Evidemment, cela ne changera pas le fait que je ne créerai sûrement peu, parce que mine de rien le télétravail mange plus de temps que lorsqu'on travaille "sur site"...

Mais c'est un geste et j'apprécie.

Et il me semblait important de le signaler.



mardi 9 mars 2021

L'école d'art Claude Monet - mes interrogations (3/3)

Comme je l'écrivais dans le dernier article, parfois, j'ai l'impression que ce n'est pas que le COVID qui freine l'essor ou tout du moins le rayonnement de l'eacm... mais c'est peut-être que je suis trop attachée à l'eacm, qui sait?
Les premiers éléments qui m'ont un peu surpris furent une communication de mars 2020 dans le mensuel municipal de la ville. La première de couverture arborait 2 personnes pratiquant la céramique. Evidemment, cette photo en une attire mon attention : même si le titre annonçait que cette publication était axée envers les seniors, je pensais à une mise en lumière de l'école d'art Claude Monet (eacm) qui détaillerait les atouts de ce lieu fort de la ville.


En fait, pas du tout. Cet article vantait les ateliers dispensés dans les foyers pour seniors. J'apprenais par la même occasion la présence de ces lieux gratuits pour les seniors, n'en étant pas (encore ^^ ) une. La présence de tel lieux en faveur des seniors est une chose louable mais le fait qu'il y ait finalement 2 services municipaux qui peuvent en quelque sorte se concurrencer m'a surprise. D'autant que cet article ne s'est jamais suivi d'une promotion de l'eacm. Ce sujet m'avait vivement interpellé à l'époque mais j'étais passé à autre chose...et le confinement national est aussi arrivé.

En octobre dernier, les cours ont pu reprendre à l'eacm. Ce moment était attendu par tous et toutes. Mais bien sûr, les mesures gouvernementales en ont décidé autrement ... ou presque. Tandis que notre plaisir de se retrouver et de remettre les mains dans la terre n'avait duré que l'espace d'un cours, j'apprenais avec stupéfaction que les foyers, quant à eux, restaient ouverts. La COVID touche plus particulièrement les seniors, mais ces foyers restaient ouverts, contrairement à l'eacm. C'était pour moi incompréhensible. Même si cette fois-ci j'avais un peu pestée à travers les réseaux sociaux, j'avais fini par passer à autre chose : les contradictions dans les mesures étaient tellement nombreuses qu'il valait mieux ne pas toutes les compter, au moins pour ma préservation psychologique, si j'ose dire.
Le premier trimestre fut donc quasi nul en terme de création : j'avais pu faire un modelage au premier cours. C'est tout. L'eacm a proposé de reporté le paiement du premier trimestre sur le deuxième afin de ne pas pénaliser les élèves qui n'avaient donc pas pu avoir les cours.

Ce deuxième trimestre est déjà bien entamé, voire même presque fini. Les enfants et adolescents ont la chance de pouvoir pratiquer tandis que les adultes attendent le plus patiemment possible : les cours leur sont interdits. L'absurdité de la situation est que je pourrais pratiquer dans des ateliers privés mais pas à l'eacm alors que l'espace est suffisamment grand pour mettre en place tout le nécessaire pour assurer la distanciation sociale... L'eacm fait son possible, j'en suis persuadée. Le 09 février dernier je reçois un courrier signé du maire... et daté du 25 janvier (et là, ce n'est pas un problème de la poste!) nous proposant "afin d'offrir une continuité pédagogique de qualité [...] une offre de cours en ligne". Comment cela se décline pour la céramique ? Et bien l'idée est de venir chercher de la terre à l'eacm et de pouvoir avoir à disposition soit des cours en visio soit des petites vidéos nous proposant des techniques ou thèmes en nous précisant que l'émaillage des pièces serait impossible. Or, cette partie représente une bonne partie du travail de création. Une pièce non émaillée, outre le fait qu'elle reste poreuse si on ne la cuit pas à haute température (notamment pour le grès et la porcelaine) n'a pas la même allure que sans. Imaginez un vase de Sèvres sans son bleu... ce serait triste. Bref, l'eacm nous propose cette alternative car il n'est en réalité pas question de rembourser ce 2eme trimestre payé par le 1er... et, je le répète, on reçoit ce courrier juste avant les vacances de février, soit un mois à peine avant la fin du 2eme trimestre...
Tout cela me rend perplexe, pour plusieurs raisons.



Déjà, à l'eacm, lors de l'inscription en septembre denier, des mesures avaient été prises au regard de la situation sanitaire : chaque cours était limité à 10 personnes maximum. D'autre part, au vu des locaux, il aurait tout à fait possible d'envisager un sens de circulation pour éviter le brassage des personnes. Mais bon, il n'y a guère d'autre choix que d'appliquer les mesures gouvernementales... j'en suis consciente.
Mais pour ce 2eme trimestre, je m'interroge à nouveau en lisant ce nouvel article dans le bulletin municipal qui ne correspond pas à la réalité de ce que je vis. Certes, peut-être que des cours adultes ont pu se maintenir à distance comme les cours d'histoire de l'art, mais personnellement depuis janvier, je n'ai pas eu cette possibilité et lire cet encart m'a étonné. En le lisant, j'avais l'impression d'une part que l'eacm se démène comme elle peut toute seule sans réel soutien de la municipalité et d'autre part que la municipalité s'offrait ainsi à peu de frais une communication positive facile.


Pourtant un article plus réaliste aurait été compris de tous en expliquant notamment que la mairie doit appliquer les mesures gouvernementales et que l'eacm fait son possible pour le maintien des cours et réfléchi pour ceux qui n'aurait pas pu reprendre les cours au lieu de faire croire que "tout est quasi normal".
En plus, un article ou une communication municipale dédiée aux personnes concernées auraient pu expliquer pourquoi ce 2eme trimestre ne serait pas remboursé en lieu et place de ce courrier envoyé tardivement pour une mise en place d'une soi-disant continuité pédagogique. Un peu plus de transparence sur ces aspects aurait permis une bien meilleure acceptation de tout cela.

J'ai appris ce week end, que les inscriptions pour le 3eme trimestre vont commencer. Cette fois-ci, les informations sont claires : les cours pour adultes ne pourront se faire qu'à distance. Ce sera sans moi. Je patienterai... ou je craquerai et irai profiter d'un stage de céramique en attendant septembre et l'espoir que les cours pourront reprendre 'en vrai'.

Certes tout cela n'est "que de la céramique", mais pour moi, c'est ma bulle d'oxygène et elle me manque...

jeudi 18 février 2021

L'école d'art Claude Monet - un peu d'histoire, mais pas que (2/n)

Après quelques recherches et de bonnes âmes ayant pu répondre à mes interrogations, sachez que l'école d'art a été créée en 1969 sous la municipalité de Louis Solbès. Elle s'appelait à l'époque "Ecole municipale d'art appliqué".

Cela fait donc un peu plus d'un demi siècle que l'école d'art existe. ça peut paraître peu, mais personnellement, je trouve ça déjà énorme ! Dommage qu'on n'ait pas fêté cela comme il se doit en 2019...

Je ne sais pas quand l'école d'art s'est appelée Claude Monet mais j'imagine que ce fut sans doute le cas lors de l'emménagement dans les actuels locaux situé 1 rue Aristide Briand, en 1992 (d'après ma source fiable, l'inauguration a dû avoir lieu après), sous la municipalité de Jean-Claude Abrioux.




Tout de même, savoir que l'école d'art a plus de 50 ans et qu'elle accueille plus de 700 élèves que ce soit, enfants, adolescents ou adultes dans 15 disciplines différentes possibles force le respect sans compter les nombreuses interventions dans les écoles (source wikipédia et page FB de l'école d'art) Le soutien des différentes municipalités a permis de faire que ce lieu ne soit pas simplement un lieu d'enseignement de pratiques artistiques variées. Il a permis de faire en sorte que ce lieu devienne un lieu de rencontre et d'ouverture.

L'art est évidemment un catalyseur pour s'ouvrir vers des mondes divers et variés. Mais ce lieu est pour moi aussi synonyme d'échanges et de rencontres avec des personnes de tous horizons également, de milieu social différent du sien faisant de cette école un endroit épanouissant et source d'inspiration.

A cela, il faut ajouter également des professeurs partageant leur connaissance et savoir avec passion et bienveillance, ayant à cœur de démontrer que chacun, chacune quelque soit son niveau peut s'exprimer pleinement sans craindre un quelconque jugement.

Voilà pourquoi ce lieu me manque.

Au delà de l'activité créatrice, c'est aussi le partage avec les gens et la source d'inspiration issue de ces rencontres.

Mais tout cela me semble parfois un peu malmené et pas uniquement à cause de la situation actuelle liée à la COVID...