mercredi 7 juillet 2021

Ecorces

Pour une fois, je garderai un peu pour moi les étapes de fabrication des pièces que je vais vous montrer et que j'appelle "Ecorces". 

La première de ces 2 créations est née lors d'un weekend du premier confinement, où je manipulais la terre sans avoir de vrai but en tête, mais en me délassant, en triturant, en observant la matière et puis, je ne sais comment, un aspect particulier m'a attiré et l'idée de se rapprocher du visuel de l'écorce d'un arbre m'ait tombé dessus. Il faut dire que depuis presque deux ans je côtoie un chêne centenaire pour lequel j'ai eu un coup de cœur, et parfois, je l'avoue, je touche son écorce et ai presqu'envie de lui parler come on parlerai à un vieux sage ;-)

Ma première création était tout petite, conçue plutôt comme un prototype: je ne savais pas trop si ce que j'avais fait passerait correctement les épreuves du feu.

Mais au final, cela a bien marché.

Le premier prototype avant la première cuisson : 


Et une fois cuit, voici le résultat :



Et voici son grand frère après la première cuisson. Pour celui-ci, outre des dimensions plus grandes, j'ai aussi réalisé une meilleure finition pour le bord.



Et avant de vous parler de la partie émaillage et des dernières photos, un petit clin d'œil avec la photo d'écorce d'un arbre :-)


Reste la partie que je trouve toujours délicate : celle de l'émaillage. Je voulais que la matière de la terre ne soit pas effacée par la couche de l'émail. J'ai utilisé un émail, mais aussi un oxyde... Et puis, comme souvent, une petite prière au dieu des feux :-D



J'ai d'abord émaillé le petit prototype... Le résultat n'était pas mal...
Puis j'ai tenté de faire un peu différemment pour la deuxième création. Le résultat était tout aussi différent.

Vous devinerez entre ces mots, qu'en perfectionniste que je suis, je trouve ces émaillages bien, mais je n'ai pas encore réussi à trouver un aspect qui puisse me satisfaire pleinement...
Alors, je compte bien refaire d'autres réalisations de ce type !

En attendant, voici ces créations finies, que j'imagine bien en joli cache-pot pour des plantes !
J'espère que ça vous plait autant que moi !













mercredi 16 juin 2021

Tomate cœur de bœuf

En octobre dernier, l'école d'art fermait ses portes... Heureusement, j'ai un peu de grès à la maison... Evidemment, faire des créations dans son salon sans avoir d'espace dédié n'a rien à voir avec le fait d'avoir un créneau horaire et un lieu dédiée à la pratique de la céramique qui m'apporte ma grosse bulle d'oxygène et d'évasion hebdomadaire...

Mais bon an, mal an, j'ai pu créer quelques pièces et j'ai pu aussi passé des bons moment avec mes enfants : la terre, ça se partage :-) !

Aujourd'hui, je vous parle donc de la création d'une tomate cœur de bœuf. Ce sont des tomates que j'apprécie particulièrement et l'année dernière j'ai pu en faire pousser dans mon jardin... Qu'est-ce que c'est bon ! Mais j'aime aussi leur aspect bien charnu, bien dodu...

Me voilà donc partie pour réaliser une tomate cœur de bœuf en grès. Je l'ai réalisé en la sculptant dans une masse de terre pleine, en m'appliquant pour bien faire ressortir les parties charnues, et en dessinant les creux si caractéristiques de cette tomate. J'ai aussi pensé à faire un joli pédoncule.

Une fois la forme de la tomate effectuée, il reste la tâche essentielle pour éviter des explosions à la cuisson : le vidage de la tomate ! Le principe est assez simple, je coupe en deux et j'évide. J'ai l'impression de faire des tomates farcies... sauf que je vais laisser le vide :-).

J'avais pensé à faire une petite vidéo pour vous montrer un peu cette étape :


Une fois l'évidage effectué, ma tomate coupée en deux ressemblait à ceci :


Il n'y avait "plus qu'à" ressouder les deux parties avec de la barbotine puis, surtout ne pas oublier de faire un petit trou pour que l'air puisse s'échapper à la cuisson et éviter l'explosion.

Je suis contente, car j'ai réussi à lisser un petit trou parmi les feuilles du pédoncule : il est ainsi très discret, presque invisible. Avant cuisson, j'avais donc une tomate comme ceci :


En une après-midi environ, ma tomate était prête pour cuire au four. Bien sûr il a fallu attendre qu'elle sèche un peu d'abord. A la sortie de la première cuisson, il fallait passer à l'étape émaillage. La voici après la première cuisson :



J'étais alors très contente que l'atelier ouvre à nouveau pour me pencher sur cette question épineuse. Un émail peut radicalement changer l'aspect d'une pièce... j'ai parfois donc un peu d'appréhension pour choisir correctement les émaux.
Je savais que je ne voulais pas une tomate uniformément rouge. Je voulais un émail avec des nuances pour mettre en valeur ses formes et ses courbes. Du coup, je me suis décidée à utiliser plusieurs émaux et même un peu d'oxyde. J'ai mis un peu d'oxyde de manganèse sur le pédoncule car je souhaitais qu'il ressorte plus foncé. J'ai ensuite ajouter un émail "chun fer" sur le pédoncule pour avoir une teinte verte foncé. Ensuite, je suis passée au corps de la tomate. Là, j'ai mis au pinceau un émail jaune vif dans le creux des côtes, en estompant avec le doigt ce qui dépassait un peu afin que le jaune se concentre surtout dans les côtes. Après, j'ai mis du vert pistache sur le dessus de la tomate. De la même façon que le jaune, j'ai estompé un peu en bas pour espérer un dégradé. Enfin, j'ai retourné la tomate et j'ai mis au pistolet un émail rouge, en faisant en sorte de ne pas en mettre sur le dessus.

Après, j'ai prié le dieu des fours et des émaux :-D.

Le rouge n'est pas ressorti comme je l'imaginais, c'est à dire brillant. Globalement, la tomate est ressortie avec un aspect plutôt satiné que brillant, mais l'ensemble me plait beaucoup. Les couleurs se marient bien, bref... voici les jolies photos que j'ai finies par prendre !







mercredi 19 mai 2021

Nounours

Je vous présente la deuxième boite issue de mes réflexions pour réaliser des créations mêlant tournage et modelage.

Je suis partie de la même forme de base que pour ma boite religieuse : j'ai donc tournée le corps et la tête d'un seul tenant avant de faire une séparation permettant ainsi de créer une boîte. Mais au lieu d'ajouter de la meringue, j'ai ajouté... 2 oreilles, 4 pattes et un petit museau : voici ma boite nounours !

J'ai adoré faire cette réalisation, et je peux vous dire qu'elle a eu beaucoup de succès quand je l'ai ramenée à la maison !

Voici l'ours une fois la première cuisson effectuée en grès de Saint Amand:



Pour l'émail, j'ai choisi le brun-rouge... J'avoue avoir émaillé plusieurs pièces avec cet émail que j'aime beaucoup car il apporte des nuances de teintes très intéressantes...
J'ai juste ajouté une pointe d'oxyde de manganèse pour les yeux, le nez et la bouche pour qu'ils soient bien mis en valeur

Et voilà le résultat en images !



Un petit guilli sur la pa-patte 😊



A une prochaine !