mercredi 22 mai 2019

Bonbons, coquillages ...

Les vacances ont quelques peu perturbé le rythme que j'avais pour écrire des billets... sans compter les vies bien remplies du quotidien... mais je ne vous apprends rien !

Depuis fin d'année dernière, j'ai eu une petite obsession à fabriquer des moules pour réaliser des fèves. Il faut dire que lorsque j'avais fait mes premiers moules en plâtre en 2017, je n'avais pas vraiment eu le temps d'explorer tout ce que j'avais envie d'explorer. Et j'avais toujours en tête de mieux réussir le moule Lego que j'avais fait... mais pas que!
J'avais également mis de côté 3 bonbons pour faire des moules.

Je vous vois avec vos yeux surpris!
Oui, c'est bien cela : j'avais stocké 3 bonbons gélifiés de 3 formes différentes : le nounours, le crocodile et un papillon. Etant plus chocolat (noir!) que bonbon, je n'ai pas eu trop de mal à les laisser sécher sur mon bureau pendant plusieurs mois (environ 6-9 mois). Cela a permis aux bonbons de durcir gentiment pour faciliter la fabrication du moule.

J'avais aussi 2 petits coquillages que je souhaitais mouler... et aussi une pièce de 2 euros avec une gravure rendant hommage à Rodin sur la face.

J'avais donc beaucoup de petits moules à réaliser!

Les moules et les fèves "bonbons"
Les plus simples ont été ceux des bonbons : une seule face, et démoulage du plâtre ultra facile ! En effet, avec l'eau du plâtre les bonbons étaient redevenus tout mous.
J'adore ces moules ! Certes, les bonbons sont peut-être un peu gros pour des galettes des rois, mais rien n'empêche de les transformer en gri-gri ou en petit objet de déco.
J'ai fait des tirages en faïence avec des couleurs vives et joyeuses !



Le moule Lego
Le moule Lego de 2017 n'était pas aussi parfait que ce que j'aurai aimé... J'en ai donc refait... 3 autres... Un de ces moules est mieux, mais je n'ai quand même pas réussi à atteindre la hauteur de mes espérances sur ce moule. Mais j'ai lâché un peu l'affaire et suis passé autre chose : je suis persévérante, mais j'ai des limites 😊


Les moules coquillages
Pour un des 2 coquillages, j'ai fait 2 moules... En réalité je ne voulais faire qu'un seul moule en deux parties pour avoir l'intégralité du coquillage. Mais il n'est pas toujours évident de bien placer l'objet pour éviter des contre-dépouilles.  Donc, j'ai fini par faire un moule sur une seule partie, et j'ai réussi à faire un autre moule permettant de réaliser une fève copiant intégralement le coquillage.
Par contre, le coquillage, au démoulage est parti en miette.
Le deuxième coquillage que je voulais mouler... je ne peux pas vous le montrer parce que je me suis mal débrouillée pour faire la deuxième moitié du moule... j'ai dû tout casser. J'essaierai peut-être d'en refaire un.

Le moule de 2 euros
Non, je ne suis pas faussaire ! Le moule est bien sorti (la pièce aussi 😃) je n'ai pas encore fait de tirage satisfaisant pour vous montrer le résultat. La gravure est très fine, je n'ai pas encore trouvé le moyen de la faire ressortir de manière satisfaisante et esthétique.


En tout cas, l'avantage de tous ces moules... C'est la possibilité de reproduire facilement ! Mais ce n'est pas si trivial : il faut pouvoir enlever la terre du moule délicatement pour ne pas le déformer et parfaire un peu pour gommer les éventuels défauts visibles notamment sur la jonction de 2 parties de moule. Je vous en reparlerai possiblement avec la pièce de 2 euros ou le coquillage.

Mais pour l'heure, voilà toutes les fèves que j'ai réalisées avec leur couleurs vives et acidulées! On en mangerai (ou presque 😀)





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samedi 27 avril 2019

Maximes

L'incendie de Notre-Dame m'a bousculé plus que ce que j'aurai pu croire.
J'ai sûrement été un peu abasourdie par ce que je croyais inimaginable, comme si il y avait des choses éternelles en ce monde.
Mais rien ne l'est.

Aux images qui défilaient, à mon incrédulité qui s'évanouissait comme la toiture de Notre-Dame, j'ai pensé très fort à ma grand-mère maternelle, qui devait sûrement voir ces images en même temps que moi. Il faut dire que ma grand-mère était historienne et m'a aidé plusieurs fois pour révisé l'histoire-géographie ou pour faire plusieurs versions latine accompagné du fidèle Gaffiot.
Je l'ai appelé le lendemain. Evidemment, elle a la sagesse des années. Elle a été évidemment touchée... elle sait bien qu'elle ne reverra pas l'édifice restauré. Mais l'important c'était qu'il n'y avait pas eu de victimes lors de cet incendie. Elle a bien sûr raison.

Sans le savoir, elle m'a rappelé deux belles maximes que j'ai hérité de mes grand-parents. Je les garde précieusement.

Mon grand-père paternel avait pris le temps d'écrire son autobiographie, que je n'ai pas encore pris le temps de lire... hormis les premiers mots, voire les premières pages.
Il y avait cette maxime latine:
Festina Lente
ce qui signifie "Hâte-toi lentement"

Je trouve que cette maxime prend peut-être encore plus de sens dans notre époque où tout doit toujours aller plus vite sans prendre le temps de faire les choses de manière pérenne, intelligente ou avec bon sens... La nature le fait déjà plutôt bien, si on le lui laisse le temps : si on peut regarder un beau chêne dans une forêt ou bien s'y prélasser dessous, c'est qu'il a eu le temps de pousser, doucement.
Je pense que vous voyez bien l'idée de cette première maxime.

L'autre maxime me vient de mon grand-père maternel, enfin, de mes grand-parents maternels. Il s'agit d'une maxime grecque qui était inscrite sur le fronton de Delphes :
Μηδὲν ἄγαν
Prononcer "Meden agan", ce qui signifie "Rien de trop".

Là aussi, je trouve que cette maxime trouve beaucoup de résonances. Trouver la mesure en toute chose: ni trop, ni trop peu. Je suis encore sûrement loin d'appliquer pleinement tout cela. Mais j'y pense fréquemment. J'y pense aussi quand j'entends certaines informations dans les médias qui manquent souvent de nuances, voire de discernement, et même de recul, pour pouvoir sans doute être plus à même de réagir avec mesure.

Très simplement, je voulais juste les partager avec vous, très cher lecteur...
Avec une petite dédicace @MonsieurFraises, qui, il y a longtemps, m'avait suggéré de parler de ces deux belles maximes (ça se trouve, il ne s'en souvient pas lui-même 😊 )
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mercredi 13 février 2019

Photophore immeuble

En début d'année, Laura nous a proposé de faire une réalisation en utilisant la technique de la plaque.
Cette technique consiste à créer des objets à partir de plaques de terres.
Nous avons la chance d'avoir à l'école d'art une croûteuse qui permet d'obtenir assez facilement des plaques de terre avec une épaisseur régulière.

J'ai eu très rapidement une idée de réalisation avec ces plaques : un photophore immeuble.
Avant de monter mon photophore, j'ai fait un petit travail préalable pour positionner les fenêtres et pour trouver différents objets pour donner de la fantaisie et une certaine dynamique à ce photophore. Hors de question pour moi de ne faire simplement que des fenêtres rectangulaires et identiques sur ce photophore!
J'ai donc fait des fenêtres grandes ouvertes pour laisser passer la lumière, des plus petites pour rappeler des fenêtres à carreaux ou des briques de verres. Mais j'ai aussi réalisé des petits volets parfois complètement baissés et parfois juste en partie. Pour les volets, j'ai utilisé la partie en accordéon d'une paille : c'était top. J'ai aussi fait des impressions de rideaux en utilisant un bout de filet à pommes de terre.
Et je n'ai pas oublié de mettre une porte... Et même deux portes.



Petit test d'éclairage...



Une fois le travail de perçage fini, il a fallu que je découpe la base du photophore pour faciliter l'usage de ce dernier notamment pour y mettre une bougie...
Je suis assez fière de mon découpage net et qui permet un bon emboîtement des deux parties:


Voici le photophore sortant de la première cuisson.

Reste après l'épineuse questions du choix d'émail... 
J'ai choisi un émail faïence "Bleu de Sèvres". Je voulais un émail foncé pour pouvoir faire ressortir la lumière. Par contre, je voulais également que les effets de texture soient mis en valeur. C'est pourquoi, avant de mettre l'émail, j'ai décidé d'utiliser un oxyde de cobalt dont j'ai soigné la pose en enlevant le surplus afin qu'il reste principalement dans les rainures et textures en creux.
Voilà ce que cela donnait :


Puis, j'ai appliqué l'émail bleu de Sèvres au pistolet pour garantir une couverte la plus homogène possible.
Là encore, on voit la magie des émaux : mauve à la dépose, et une fois sortie du four émail...


... l'émail ressort bleu ! C'est toujours magique pour moi !


L'ayant récupéré juste avant les fêtes de fin d'année, nous avons bien pu en profiter, c'était chouette!



Et pour finir, quelques autres photos...








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