jeudi 11 octobre 2018

Collections

Chaque année, l'école d'art impose un thème aux élèves qui doit servir de fil conducteur à l'exposition de fin d'année.
Il y a 2 ans justement, c'était le fil... et l'année dernière, c'était la collection.

J'avoue qu'avant de faire ma toute première rentrée à l'école d'art, cette histoire du thème imposé n'était pas du tout mon truc... et même cela me rebutait ! Mais en réalité, c'est assez stimulant pour trouver une inspiration...
Je ne vous cache pas que celui de la collection ne m'inspirait pas du tout, et ce n'était pas faute d'y avoir réfléchi...J'avais pensé à des champignons de toutes sortes mais bon... et puis il faut trouver une idée qui puisse marcher avec toutes les personnes du cours, pour faire une expo collective et qui plaise à tout le monde... J'ai eu quelques débuts de nuits plongés dans mes pensées pour trouver une idée... qu'il ne fallait pas oublier jusqu'à demain matin... En n'oubliant pas que j'avais envie de trouver une idée qui puisse me permettre également de tourner des pièces... oui, je suis têtue ツ
Et puis... pof! une idée! J'avais un peu d'appréhension à proposer mes idées au groupe... Déjà, parce que j'avais plusieurs idées... je n'avais pas l'intention non plus de jouer aux élèves trop appliquées ! Ensuite, parce que j'avais aussi un peu hâte d'avoir les réactions...
Donc, parmi les idées proposées, j'ai proposé la réalisation de cadres. Ce thème me faisait penser aux collections dans les musées. Quand je pense musée, je pense assez rapidement à notre grand et beau musée du Louvres avec notamment ces galeries impressionnantes de tableaux. Et le dénominateur de toutes ces collections c'est les cadres... d'où mon idée de départ.

Quelle joie de savoir que mon idée avait eu globalement de bons échos ! Mais aussi quel soulagement de voir cette idée reprise et transformée un peu pour aboutir à ce petit coin d'atelier d'encadreur en fin d'année! Car l'ensemble rendait bien...
Comment ça vous n'y êtes pas allé ? 😆
Bon, il n'y avait pas que l'atelier d'encadreur qui était bien, j'ai pris quelques photos, les voici :


Ci-dessous, la collection géologique de l'exposition:




Et ici, la collections d'ours de toute sortes...


Dont celui-ci avec un petit numéro de cirque rigolo !



Pour tout ça, il faut bien emballer tous ces trésors !
Certaines réalisations sont de véritables trompe-l'oeil bluffant !
Par exemple, ici, le caisson avec l'indication "Haut"
est bel et bien une réalisation en céramique...
Difficile de trouver les réalisation dans ce décor ツ

Il y avait d'autres réalisations... mais je n'ai pas pu tout photographier...


Je vous ferai part de mes réalisations plus en détail prochainement!

La prochaine exposition qui sera passera aux alentours de juin sera autour du thème de la ville... Cela évoque beaucoup d'idées, de mots... bref, cela pourrait très bien m'inspirer ! ツ

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mercredi 19 septembre 2018

Tourner de la porcelaine

Lors de l'année à l'école d'art 2016-2017, j'ai eu l'occasion de tourner mes premières pièces en porcelaine.
Ça n'a l'air de rien dit comme ça, mais tourner de la porcelaine est très différent que de tourner du grès ou de la faïence.
J'ai beaucoup tourné du grès, j'oserai dire que c'est ma référence, puisque j'ai commencé à apprendre à tourner avec du grès. J'ai appris ensuite à tourner de la faïence : ce n'est pas tellement plus compliqué que le grès, mais j'avais déjà senti que la terre ne réagissait pas tout à fait pareil. Mais, pour moi, la différence est assez minime, et je ne pense pas être capable de faire la différence si j'avais les yeux bandés.
Mais la porcelaine... Là, c'est vraiment tout une autre histoire!
Déjà, Clémentine m'avait dit que la porcelaine avait une thixotropie plus importante que le grès ou la faïence... Ne me remerciez pas pour ce nouveau mot... (J'ai d'ailleurs eu un peu de mal à retrouver ce mot que je n'avais jamais entendu auparavant).
Pour plus de détail sur la signification précise de ce mot, je vous ai mis un lien 😀. Pour résumer, la porcelaine exige de tourner vite et bien... Sinon... c'est la Bérézina : la porcelaine se ramollit beaucoup plus vite...

Ma première expérience était d'ailleurs assez catastrophique... Si catastrophique que j'ai voulu un peu masquer cela en ajoutant... trop d'engobes.
Ce qui a donné un résultat encore plus laid et qui m'a valu aussi une petite remontrance de Clémentine me rappelant que la porcelaine est une terre qui mérite de ne pas la cacher derrière trop de couleurs... La porcelaine avec sa forte teneur en kaolin est une terre très blanche et si le tourneur tourne suffisamment fin, elle peut laisser passer la lumière.
Voilà mes premières pièces tournées en porcelaine :



Mais si vous me suivez un peu, vous savez que je ne suis pas trop du genre à me laisser abattre... J'avais bien envie de recommencer pour mieux faire !

En fin d'année... 2016, je me dis qu'il reste encore un peu de temps pour tourner de la porcelaine... et encouragée par Clémentine qui me propose d'utiliser tout le reste de porcelaine du sac... je me remets au travail !
Ayant compris qu'il fallait tourner "vite et bien" je fais de mon mieux et je réussis à tourner 3 bols... que je dénomme rapidement "les bols de la famille ours" pour Papa Ours 🐻, Maman Ours 🐻 et bébé Ours 🐻... en référence à la comptine pour enfants de Boucle d'Or.

Une fois cuite... Il s'avère qu'un fond d'un des trois bol est légèrement fendu... J'ai dû laisser trop d'eau au fond... ou bien je n'ai pas tourné assez rapidement l'ensemble de a pièce et la porcelaine s'est gorgée de trop d'eau...

Les pièces fraîchement tournées


Je n'ai pas émaillé tout de suite ces pièces, car la fin de l'année arrivait, et je n'avais pas trop d'idées : j'avais bien retenu le conseil précédent, mais je n'avais pas pour autant envie de laisser ces pièces intégralement blanches...
Donc, ces pièces sont restées longtemps à l'atelier... D'autant plus que l'année 2017 a démarré sur les chapeaux de roues avec Laura... Et puis, hop, une idée...
Quelques traits éparses dans des tons de vert et de bleu... mes couleurs préférées... et une couverte brillante...

Et un résultat qui me plaît beaucoup!
Evidemment, mon côté un peu perfectionniste me dit qu'il y a encore beaucoup de marge de progression... notamment pour faire des pièces plus fines... et avec des idées de me perfectionner (à l'occasion) pour mieux tourner et travailler les formes dans leur épaisseur pour (éventuellement) jouer sur l'aspect translucide de la porcelaine.
Encore un nouvelle porte entrouverte pour d'autres chemins ultérieurs...

D'ici là, voici les résultats en photos!





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mercredi 12 septembre 2018

Des moules pour des fèves

En début d'année 2018, nouvelle découverte : Laura nous propose de réaliser des moulages de petits objets pour réaliser des fèves pour les galettes des rois.

J'ai pris 3 objets : un vieux bouton des années 60 récupéré dans la boîte à couture de ma grand-mère paternelle, un petit coquillage en forme d'escargot récupéré sur une plage de l'île d'Oléron et enfin... une petite brique Lego piqué à mon fils (enfin, je lui ai demandé l'autorisation quand même...)


J'avoue qu'avec le temps qui est passé, je ne suis pas complètement sûre de me souvenir du détail des opérations, mais je vais faire de mon mieux !

Etape 1 :
Prendre de la terre faire une plaque d'un bonne épaisseur et enfoncé l'objet désiré dedans et le laisser dans la terre. Faire 4 petits murs de terre tout autour afin d'avoir comme un petit creuset.
Dans cette étape il faut être bien vigilant sur plusieurs points :
- Vérifier tout d'abord que l'objet est bien propre avant de le déposer
- Vérifier que le contact entre l'objet et la terre est bien propre également : des bords nets et vérifier qu'il n'y ait pas de "dévers" sous peine de ne pas arriver à faire le démoulage
- Vérifier bien l'étanchéité des parois pour éviter d'en avoir partout sauf là où on veut.

Etape 2 :
Préparer le plâtre. Je ne me souviens plus précisément du type de plâtre à utiliser, mais il en faut un très fin. Pour se faire, on prend un récipient avec de l'eau et on ajouter du plâtre régulièrement, jusqu'à ce que le liquide ne puisse plus "absorber" le plâtre ajouté.

Etape 3 :
On verse le plâtre sur la réalisation de l'étape 1. On tapote le tout gentiment afin que les éventuelles bulles d'air remontent et s'évacuent. Puis... on laisse sécher.


Une fois que c'est sec, 2 options sont envisageables : soit, on veut faire la copie intégrale de son objet, soit une seule face suffisait.
Pour ce qui concernait mon Lego, une seule face me suffisait. Donc, on enlève la terre, et là, on essaie d'extraire le Lego du plâtre... non sans mal. Il aura fallu dire à mon Grand que finalement, non, le Lego ne sera pas sorti complètement indemne de l'opération... résultat, je lui dois toujours 1 brique Lego !


Et si on regarde plus attentivement...
On voit le logo de la marque ! ☻
Pour le bouton et pour le coquillage, je souhaite faire une copie intégrale.
Dans ce cas, il faut enlever la terre, mais laisser l'objet dans le plâtre durci.
Ensuite il faut continuer avec les étapes suivantes :

Etape 4 : 
Afin de pouvoir correctement utiliser le moule, avec un couteau on creuse 2 petits trous sur les côtés en diagonale. Il faut veiller à les creuser assez profond.

Etape 5 :
Pour que la deuxième partie de plâtre n'adhère pas à la première, on prendre une eau très savonneuse et on brosse avec cette eau la surface du plâtre. Le mot d'ordre : faut que ça mousse !

Etape 6 :
On prend de la terre et on remonte des parois autour du premier moule en plâtre. Là encore il faut bien veiller à ce que cela soit étanche, bien sûr.

Etape 7 = Etape 3 (mais avec du nouveau plâtre)

Petite remarque complémentaire : toute la terre utilisée pour faire les récipients avant de couper le plâtre ne sont plus recyclable : en effet, il y a un peu de plâtre qui adhère à la terre. La terre et le plâtre ne font pas bon ménage, donc, elle n'est pas recyclable... hormis peut-être pour s'en resservir pour réaliser d'autres moules en plâtre.

Bref, on attend que le plâtre sèche, et hop, nos moules sont enfin prêts!
Il reste la petite opération parfois délicate du retrait de l'objet dans le moule et voilà!






Reste plus qu'à réaliser nos petites fèves et voir ce que cela donne...
L'émaillage n'est pas évident à faire pour pouvoir donner un aspect bien uniforme à la fève, j'ai sûrement de la marge de progression pour réaliser de plus belles fèves...

Mais le résultat est tout de même bien sympathique... et la reproduction permet aussi... de faire des échanges ! (Je vous laisse deviner !)





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mercredi 5 septembre 2018

Matières

J'essaie de reprendre le cours de mes publications sur mes créations... fil que j'ai délaissé depuis bien trop longtemps... hélas.
Mais j'espère bien avoir un peu de temps pour me rattraper et vous faire partager les créations de l'année dernière et toutes mes découvertes associées...

Après la terre papier, Laura (notre prof) nous a demandé de faire un travail relatif à la matière. Nous avons d'abord réalisé des "tuiles" de grès puis sur chacune de ses tuiles nous devions trouver un outil ou n'importe quoi pour faire des effets de matières. Je n'ai pas vraiment de photos à vous montrer, mais c'est un sujet qui m'a vraiment beaucoup intéressé, et encore aujourd'hui, cela me trotte encore beaucoup en tête... je compte bien garder cette idée et explorer un peu plus les pistes de ce sujet si vaste !
Nous avons eu des résultats très variés et très intéressants. J'ai encore quelques essais en tête dont les résultats étaient parfois surprenants. Difficile d'imaginer qu'une tête de petite pomme de pin peut faire d'excellents imprimés de rose! De mon côté, j'avais testé l'effet d'une balle de golf : cela donne un effet un peau de reptile assez marrante... Bref, je vous en reparlerai plus tard, car cela m'a bien inspiré en fin d'année.

Avant de clore cette session "matière", Laura nous a proposé de réaliser un objet avec un effet de matière. Suite à quelques présentations d’œuvres de céramistes, j'ai réalisé un nouveau photophore.
Quelle joie de retrouver le tour ! Par contre, comme souvent, je n'ai pas réalisé au commencement que mon projet me demanderait énormément de patience...
Donc, j'ai repris la forme de photophore que j'avais faite ici ou . Une boite tournée puis ajourée minutieusement et patiemment avec des formes filaires simples permettant un bel effet de matière aussi bien avec que sans lumière. J'ai utilisé un grès que je n'avais pas trop utilisé jusqu'ici : la terre "geish" (pas sûre que ça s'écrive ainsi) et chamotté... La terre chamottée est une terre avec des petits morceaux fins de terre déjà cuite, ce qui rend la terre un peu granuleuse. Bonjour le gommage des mains quand on tourne ce type de terre 😆! Evidemment, après le tournage, on attend sagement que la pièce sèche un peu (mais pas trop). Je découpe la base qui servira de socle, et je commence doucement à réaliser les jours. Aucun dessin réalisé à l'avance, j'ai fait cela au fur et à mesure comme ça venait. Au début ça vide bien la tête... à la fin, j'avais plutôt hâte de finir 😊

Après avoir consciencieusement réalisé tous les trous que je voulais et soigné au mieux l'intérieur également pour que cela soit le plus net possible, voici ce que cela donnait :


Et ci-dessous, l'intérieur avant que je n'enlève l'excédent...




Après la cuisson, place à l'émaillage... Et voilà le travail !

Les photos dans mon petit studio photo home made :

Photo sans lumière dans le photophore...


Et avec la lumière !!! ... et de jolis effets muraux

Et une petite vidéo sur les effets de lumières que ça peut donner voir ici:
https://www.instagram.com/p/BnQvW7HgWxI/?utm_source=ig_web_button_share_sheet


Enfin, quelques photos en lumière naturelle, au soleil..



Allez, une petite dernière pour la route... dans un écrin de verdure


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mardi 31 juillet 2018

#SurMaRoute ou le musée gratuit et ouvert à tous et toutes

Depuis mi-mai je vais régulièrement au taf en vélo. Je vous en avais parlé ici.

La semaine dernière, j'y suis même allée 4 jours sur 5 ! et depuis, c'est vraiment un petit bonheur d'aller au travail en vélo! Il faut dire que ma route est belle : plate, et les trois quart le long du canal de l'Ourcq, donc, sans le stress de la cohabitation avec les voitures, et plutôt à l'écoute des petits bruits des oiseaux, du clapotis de l'eau...
Je ne mets finalement pas plus temps porte à porte qu'en transport, et je me sens mieux. On ne peut pas dire que je souffre trop sur mon parcours en transport en commun, mais on se sent quand même beaucoup plus libre et détendu.
Ma route, n'est pas juste synonyme de cadre vert... loin de là! Le canal reste juste un élément des villes qu'il traverse.
Mais il est devenu surtout pour moi le musée à ciel ouvert de graff divers est variés à qui sait observer. Le vélo c'est aussi ré-apprendre à lever le nez en dehors de son smartphone, et à respirer le monde autour de soi. Parce que ce musée à ciel ouvert est rempli de graff petits ou grands, beau ou moins beau selon l’œil qui le regarde et toujours en mouvement... ce qui me vaut parfois des "oh, il a disparu!" ou bien des "waouh, trop beau!"
Je crois que c'est ce que j'aime sur ma route : regarder pour voir s'il y a des graff que je n'avais pas encore vus, observer les nouveaux graff, vérifier que ceux que j'aime sont toujours là... et quand ils ne sont plus là et qu'ils sont remplacés par d'autres que j'aime parfois moins, espérer qu'un autre va le remplacer... et toujours garder l’œil vif et ouvert :-)
Bon, du coup, comme je me suis mise à Instagram il y a peu, j'ai distillé ici ou là toutes ces images capturées. Certaines ont déjà disparu... il faut être parfois rapide pour les mettre en boîte!






remplacé depuis par :













Et comme la radio de l'été est encore d'actualité... j'en profite pour ajouter cette zik... qui me trotte souvent en tête quand j'écris #SurMaRoute




Et puis, pour couronner le tout... J'ai adhéré à @ParisEnSelle parce que je trouve que c'est bien important d'intégrer le vélo parmi nos vies citadines !

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