mardi 3 novembre 2015

Et continuer à rêver

Vous ai-je déjà dit que l'inspiration est toujours plus grande et plus forte quand il s'agit de créer quelque chose pour quelqu'un, et qui plus est pour une personne de sa famille ou pour un ou une amie?

Bref, j'ai un ami qui est devenu Papa depuis peu pour la première fois, et j'avais envie de lui offrir un petit quelque chose. Au début, j'ai pensé à des trucs un peu "bateaux"... Genre un doudou comme celui-là :


Et puis, je me suis dit, c'est rigolo, mais il va crouler sous des tonnes de cadeaux de doudous. Alors, j'ai pensé à des petites boîtes à musiques, comme celle-là :
(Dédicace à Dothy :-) )
Mais comme il joue du piano, je me suis dit que ça ne le ferait pas.

Puis, je ne sais plus trop comment, j'ai eu une idée. J'aimerai vous dire que c'est en levant les yeux et en apercevant le ciel au travers de jolies feuilles d'arbre que j'ai eu l'idée, mais ce serait enjoliver et romancer mon inspiration... J'ai simplement eu envie de faire un mobile, avec des feuilles d'arbres, tout simplement parce que j'aime beaucoup les arbres. Ils ont quelque chose de presque intemporel. Certains sont là depuis des années et des années et j'espère le resteront encore longtemps.
Je m'égare...
J'ai donc eu cette idée : un mobile avec des feuilles de différents arbres que je découperai dans différents papiers de multiples nuances de vert... Restait "juste" à trouver différents papiers verts, différentes formes de feuilles à découper, et un système pour monter le tout...

Puis, j'ai craqué en achetant des fausses feuilles d'arbres, dans le rayon loisirs créatifs du carrouf du coin...
Puis, entre temps, j'ai fait un peu de rangement (si, ça m'arrive!) et j'ai trouvé un dreamcatcher que j'avais fait il y a fort longtemps, quand j'étais adolescente, aux USA, dans le Michigan, pour être précise. J'ai trouvé ainsi mon support! Et quel support! Idéal pour un mobile! En effet, le dreamcatcher est un objet issu de la culture des indiens d'Amérique. Il permet de capturer les cauchemars et de laisser passer les rêves par le petit trou du milieu.

Et puis... j'ai laissé mijoté à feux doux. Autrement dit, j'ai mis ça un peu de côté et j'ai laissé un peu traîner ce projet...

Mais le temps passe... Alors, un soir, je me suis dit "Allez, hop, on s'y met !". J'ai un peu improvisé. J'ai redécouvert les tonnes de choses et de bidules qui me permettent de créer chez moi !

J'ai d'abord pris le dreamcatcher, puis les feuilles achetées. Ensuite, j'ai réfléchi pour savoir quelle fil j'allais prendre pour les suspendre... Je me suis laissé tenté par du fil de coton perlé vert et jaune que j'avais utilisé pour le bracelet brésilien que j'avais réalisé par le passé... et un peu de rose pour le suspendre, puisque le Papa attendait une petite princesse... (je ne suis pas à fond rose et bleu, mais juste une petite touche me plaisait bien).
J'ai donc attaché les fils au dreamcatcher et lié les feuilles unes à unes à différentes hauteurs. Suite à ce premier travail, j'ai constaté que cela ne rendait pas bien : il manquait du lestage à mes suspensions pour que cela soit joli. Aïe. J'ai d'abord pensé à des perles de rocailles... trop léger. Puis, j'ai repensé à ma petite boîte dans laquelle je conserve des perles que j'avais faites avec mon amie Emily toujorus aux USA à la même époque ou presque. J'ai hésité un instant, car je les aime bien ces perles... et puis, je me suis dit qu'elles seront bien mieux en étant regardées qu'au fond de leur petite boîte (et puis, il m'en reste quelques unes :-) ). Là, ça fonctionnait bien... Mais ça me paraissait encore un peu trop léger à mon goût. J'ai donc réfléchi pour ajouter quelque chose... et j'ai fouiné dans... mon sac à rubans. J'ai ajouté des petits rubans un peu partout, de différentes couleurs et motifs, mais toujours en essayant de garder une certaine harmonie.
Après avoir pris un peu de recul, je me suis dit que ça me semblait pas trop mal.
Et puis, en relisant un peu de la légende des dreamcatcher, je me suis rappelé que la plume avait toute une symbolique... ça tombe bien... j'ai aussi des sacs de plumes (quand je vous dis que j'ai des tonnes de bidules...). J'y ai trouvé des jolies plumes blanches que j'ai ajouté au rebord du dreamcatcher.

Alors comme souvent quand mon inspiration me plaît, j'ai hâte d'offrir mon cadeau... et je n'ai donc pas pris de photos moi-même... Les photos sont donc prises par le Papa de la propriétaire... Et elles sont juste topissimes, je l'en remercie. D'ailleurs, j'ai eu du mal à choisir...

J'ai déjà trop parlé... les voici :














jeudi 15 octobre 2015

La douceur des mots

Tout à fait par hasard, le pirate m'a rappelé que j'avais un peu de littérature à partager par ici. Un des ces livres qui vous tombe dans les mains par hasard, un jour où je flânais à la recherche de ... vraiment rien. Une rencontre décidée plus par le livre que par moi-même... quoique... il faut sans doute y regarder de plus près...
J'en avais parlé très très brièvement ici, et puis j'ai eu l'envie de le relire en juin dernier...



Avant de vous parler de ce petit livre et des frères et sœurs qui l'accompagnent, il faut que je vous avoue, qu'hormis les livres pour enfants, je n'ai jamais été une dévoreuse de livres. Je peux d'ailleurs vous dire que je me suis arrêtée de lire "Les Chouans" en édition folio très exactement à la page 64 (si, je vous assure, c'est véridique... je voulais me souvenir de la page, mais je n'ai jamais repris ma lecture). Quand j'étais plus jeune, au collège, je me souviens distinctement ne pas aimer énormément le français... j'attendais avec une certaine impatience d'arriver en première S, où j'aurai pu ENFIN avoir une part plus importante de matières scientifiques.
Et puis, le temps passe, et les mots ont su trouver une place toute particulière chez moi. Ils ont su m'apprivoiser, et j'ai aussi réussi à les aimer. Avec le recul, je crois aussi que certains profs de français ont réussi à mettre la petite graine qu'il fallait et que celle-ci a fini par germer après une longue hibernation... Il y a aussi la contribution de quelques réunions un peu interminables où, avec quelques collègues complices, nous nous amusions à y glisser quelques mots peu usités... Et, bien sûr, il y a eu ce blog... où l'écriture a fini par prendre une place importante dans mes divers loisirs personnels, plus particulièrement pour exprimer mes émotions et éventuellement mes bleus à l'âme.
Trouver le bon mot relève d'un jeu que j'aime beaucoup.
En découvrir d'autres est aussi sympathique.
Le seul inconvénient, si on peut parler ainsi, c'est que je deviens de plus en plus allergique à ceux qui font des fautes d'orthographe énormissimes...

Pour dire à quel point je me suis attaché aux mots et à leurs forces, j'avais même écrit, il y a longtemps:
"Les mots sont comme des molécules.
Certains font mal et peuvent vous empoisonner à petits feux. 
D'autres sont guérisseurs, caresses, réconforts, tendres. 
Et parfois leur absence peut-être un manque qui peut parfois plonger dans une certaine mélancolie malfaisante. Leur existence même prouve que l'évidence de sentiments d'un humain pour un autre ne l'est pas forcément pour l'autre."

Il y a donc quelques années, je suis tombée par hasard sur un livre d'Erik Orsenna qui s'intitule "La grammaire est une chanson douce". Le titre m'a aussi plus, et l'extrait au dos aussi... et il a eu récemment une résonance toute particulière, le hasard (toujours lui !) m'ayant conduit à le relire en juin dernier :
Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue : Je t’aime. Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps. Il me sembla qu’elle nous souriait, la petite phrase. Il me sembla qu’elle nous parlait : 
– Je suis un peu fatiguée. Il paraît que j’ai trop travaillé. Il faut que je me repose. 
– Allons, allons, Je t’aime, lui répondit Monsieur Henri, je te connais. Depuis le temps que tu existes. Tu es solide. Quelques jours de repos et tu seras sur pied.  
Monsieur Henri était aussi bouleversé que moi. Tout le monde dit et répète « Je t’aime ». Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s’usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver.
Il faut peu de choses, finalement, pour avoir envie d'ouvrir un livre...
Ce livre est le premier d'une série de plusieurs livres, que j'ai décidé de lire aussi...

Dans l'ordre, il y a:
"Les chevaliers du subjonctif", mais je l'ai moins aimé
puis, "La révolte des accents", sympa, mais je suis restée plus attachée au premier livre
puis, "Et si on dansait", à propos de la ponctuation, et que j'ai bien aimé aussi
et enfin "La fabrique des mots", que j'ai lu en deuxième et qui m'a aussi bien plu... sans doute pour la bonne raison que j'aime bien inventer des mots ! Dans ce tome, personne n'est oublié : des mots aux origines grecques ou latines, aux mots inventés plus tard, y compris les mots nés dans les banlieues toujours riches de créativité, quand on y réfléchit bien.

Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, le premier livre, n'est pas niais et j'ai beaucoup souri en lisant des insultes peu communes, que j'ai adopté rapidement : "nain de la couille" et "bec à merde". On ne sait jamais, ça peut servir...

Bref, ce livre est plein de douceur, de sourire et je l'ai dévoré d'une traite. Certes, il ne pèse pas lourd, mais les petits bonheurs sont toujours des moments à prendre!

lundi 12 octobre 2015

Croatie 3/3 - Paklenica

Enfin, pour le troisième jour, nous nous sommes baladés dans le parc de Paklenica, qui est le parc des fous d'escalade. Les parois des montagnes sont toutes équipées.



Mais il y a aussi des chemins balisés pour les randonneurs que nous sommes. Nous sommes ainsi montés sur Anica Kuk. Le chemin ressemble au début à n'importe quel chemin de randonnée, puis après, il se transforme en caillasse avec recherche des balises.



Sur le chemin, une petite boîte, genre boîte aux lettres :-)



Et au bout... une magnifique vue à 360° !



J'avoue que j'ai eu un peu peur pour le chemin du retour... de tomber dans la caillasse coupante, mais cela s'est bien passé...

En fin d'après-midi, le soleil a bien voulu nous offrir une jolie lumière...


Et le retour c'est fait en passant par le chemin qui passait à côté des sous-bois tapissés de jolis cyclamens...


Un joli voyage en somme...
Un grand bol d'oxygène aussi...
Et revoir ces images fait aussi du bien :-)
Et le partager aussi.